Photo d’Oomram Mikaël Aïvanhov dirigeant les exercices de gymnastique  au Bonfin en France

Personnellement, je pratique en ce moment, car rien ne doit demeurer figé, bétonné une fois pour toute : il est toujours question de l’envie, de l’impulsion ressentie chaque jour et de leur adéquation aux circonstances intérieures et extérieures dans lesquelles nous nous trouvons : ex  » Ciel j’ai pas fait mes exercices ou je sais pas les faire parce que je dois partir, parce que j’ai eu besoin de dormir plus tard ou Dieu sait quoi… je ne vais pas me sentir comme j’aime me sentir,  ma journée est comme amputée d’un vécu essentiel = par ce genre de pensée, notre mental nous reprend en laisse: il est justement capital d’éviter, de se prémunir de toute trace, de la moindre trace de dépendance à quoi que ce soit, y compris SURTOUT nos pratiques spirituelles, nos moments de méditation, nos yogas, etc. Nous devons rester totalement libres vis-à-vis de tout cela, nous sentir libres comme le vent selon les événements du jour, notre humeur ( attention OK savoir aussi la transcender , lui montrer de quel bois on se chauffe compte aussi afin de ne pas tomber dans un autre piège mental consistant à trop s’écouter pour les mauvaises raisons ) mais dans tous les cas, nous devons cultiver notre capacité à nous sentir prêt d’embrasser ce que nous présente la Vie à chaque instant tout en étant parfaitement honnête avec notre ressenti. Si nous ressentons la nécessité de nous retirer quelques minutes, sortir de l’aquarium pour nous réharmoniser, nous recentrer, liquéfier et transformer des pensées qui nous submergent, qui prennent le pas sur notre disponibilité, notre ouverture alors il faut pas hésiter une seule seconde, même si vous êtes en entretien professionnel, prétextez n’importe quoi, improvisez mais aimez-vous vous-même d’abord sans quoi comment voulez-vous rejoindre votre interlocuteur, comment voulez-vous être capable de l’écouter en étant vraiment là, de toute votre présence, avec votre cœur ouvert si vous passez votre temps à retenir la porte avec tout le falbala qui vous tracasse derrière, ce qui vous affecte et que vous vous évertuez à retenir enfermé dans le placard, ces énergies à un moment ou l’autre vont tout envahir que vous le vouliez ou pas si vous ne leur faites pas face, si vous ne faites pas ce qu’il faut. Chacun(e) sa méthode : c’est indispensable de trouver « ses propres façons de ». Rappelez-vous :  » ce à quoi on résiste persiste ».

Nos exercices, nos pratiques ne doivent pas durer très longtemps, les exercices évoqués ici prennent seulement quelques minutes. A mon avis, c’est important pour ne pas s’imposer une lassitude, « oH il faut que je fasse tout ça pour… « , non juste un petit effort pour permettre à ce qu’est un être humain de fonctionner normalement, d’entretenir la forme, la souplesse … et accueillir , se trouver en mesure de laisser entrer les bonnes énergies en ouvrant nos canaux, nos méridiens, nos nadis, nos chakras…

Et les jours où les configurations ne permettent pas de lancer la journée de cette façon, n’en faisons pas un plat : toujours aller de l’avant et savoir imiter l’oiseau qui saute de branche en branche selon… car votre énergie descendra immédiatement si vous n’acceptez pas la configuration de votre présent : accueillez-le tel qu’il est et soyez avec lui, pas contre lui. Prenez les minutes nécessaires s’il échet puis allez-y monter dans votre voiture ou décrochez votre téléphone ou allez parler à la personne qui vous attendait car vous découvrirez qu’il y a une excellente raison aux configurations du jour telles qu’elles se sont présentées à vous alors aimez ce que la Vie vous présente car soyez en sur elle veut votre plus grand bien , elle n’est JAMAIS contre vous, il faut juste pouvoir élargie son point de vue et prendre un peu d »hauteur, là vous pourrez apercevoir ce qui se profile au loin, alors que si vous pester sur ce qui se passe sur votre plancher… vous vous épuiserez et passerez complètement à côté de ce qui compte vraiment, de ce qui veut vous emmener peut-être dans  cette espace inconnu répugné, parfois répudié par votre mental , votre intellect et pourtant c’est au sein de cet espace que vos boutons de ce qui cherche toujours  à fleurir s’ouvriront à la lumière…

Je dirais que nous pouvons considérer que nous sommes sur la route durant un long voyage et vous devez entretenir l’état permettant d’assumer la suite du voyage à chaque instant : être prêt de monter le cheval de votre élève à tout moment si vous êtes son professeur, ce qui sous-entend d’avoir l’habitude de prendre certaines dispositions pratiques ( ne pas sortir d’un repas copieux, être passé aux toilettes, être désaltéré, ne pas s’être couché au beau milieu de la nuit après avoir vidé votre dernière bouteille de whisky…), si ce matin-là la réalité demande de vous rendre dans un lavoir, alors commencez par là, si vous avez faim, allez vous offrir ce qui vous plait ce matin-là et cessez de râler de devoir oublier votre yoga matinal ou autre… écouter plutôt le concert de grenouilles et les bruits, les chants de la nature qui comme vous s’éveille, si vous vous ouvrez, vous serez de bonne humeur !     

 

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