Photo du jour sur le blog de Julie Wasselin

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Avec un humour décapant, Marie se colle à sa table de dessin en disant qu’elle va « à la mine »… la mine de plomb, bien sûr, la mine de crayon, qui en l’occurrence est souvent celle d’un pastel.
Et tant que le jour le lui permet, car travailler à la lumière électrique n’est pas bon, avec une opiniâtreté et une sévérité qui lui fait déchirer ses ébauches et les recommencer des jours durant, s’il le faut, pour aboutir enfin à la perfection, elle fait jaillir de ses doigts de fée des visages captivants, des natures végétales plus mourantes que mortes dont elle éclaire la précarité… des chats, des chiens, des ânes, des poules, des loups, des taureaux… mais surtout, surtout, de merveilleux portraits de chevaux, avec une préférence pour les lourds, ces traits qui sont si chers à son cœur, ou de petits chevaux musculeux tels que les dessinaient les graveurs au temps de la Renaissance, et une exceptionnelle capacité à exprimer leur regard, les rêves qui les illuminent, leur âme en un mot.
Un talent fou qui n’a d’égal que son infinie délicatesse et sa modestie.
Ce talent, elle est née avec, mais le talent ne suffit pas, elle a travaillé, travaillé, travaillé…
Elle est entrée en religion.
Comme elle se plaît à le dire, « c’est en forgeant qu’on devient forgeron. »
Mais laissons lui la parole :
« La fascination pour les chevaux me vient en même temps que le goût pour le dessin. Vers l’âge de 8 ou 9 ans, au bruit des fers sur les pavés, je courais pour suivre, par notre fenêtre, la livraison du vin au café d’en face qui se faisait alors, en plein Lyon, au moyen d’une voiture à cheval. »
C’est l’époque où elle recopie sans cesse les chevaux de cow boy qui galopent, qui ruent, qui hennissent, qui se cabrent au travers des illustrés de son frère aîné.

Les vacances, elle les passe en Haute-Savoie sur les talons d’un paysan qui cultive sa terre et fait les foins avec un cheval de trait…
C’est décidé, sa vie sera consacrée aux chevaux.
Acharnée, elle s’entête alors contre l’accablement de parents qui ne sont d’accord ni pour l’équitation ni pour les Beaux Arts… et obtient gain de cause.
Grâce à la compréhension d’une maman qui finit pas plaider sa cause, à 15 ans elle est aux Beaux Arts et à 17, à cheval.
La vie de Marie repose sur ce socle fondateur depuis ce temps.

Dans une joie indicible, elle apprend à monter à cheval à la SHN située à Miribel-Jonage, cette île que tous les meneurs de France connaissent, dirigée, alors, par des écuyers du Cadre Noir qui, en l’échange de ses dessins la laisseront monter plus que prévu… et qui, à l’époque, offrent des leçons à bas coût aux scolaires et aux étudiants de la région.
Parallèlement, elle passe cinq années aux Beaux-Arts à Lyon.
On imagine bien que ces années passées à apprendre et le dessin et l’équitation sont des années de rêve, les plus belles années de sa vie… couronnées, plus tard, en 2005, par le Premier Prix de Dessin au Salon d’Ar(t)cheval organisé chaque année à l’ENE, à Saumur. Prix qui l’émeut au delà de tout…

À présent le dessin est devenu l’activité professionnelle de Marie.
Si vous souhaitez le portrait de votre cheval, venez rencontrer Marie avec votre photo préférée à la main… vous deviendrez un inconditionnel aussitôt !

Marie aime à travailler en noir et blanc, mais elle réalise également des portraits au pastel sec ou à l’aquarelle.
Ses expositions au haras de Cluny ont attiré beaucoup de monde.
Celles de Lyon sont différentes, puisque ce sont des natures mortes. Elles ont leurs aficionados : certains les collectionnent.
Objet d’une recherche intense, ces dernières possèdent infiniment de caractère…
C’est beau.
« Côté pré, côté cœur », depuis qu’elle a quitté Lyon pour les environs de Solutré, voici plus de quarante ans… Marie a toujours eu des chevaux, et même tâté de l’attelage au Haras de Cluny !
« Loulou », son actuel compagnon de balade et… de jeu — il fait la révérence et ramasse votre cravache si vous la faites tomber…— est un ravissant demi-lourd issu des amours coupables d’une dame comtoise et d’un séducteur selle français en rupture de (ru)ban (électrique )… un cheval serein qui aime à rigoler et, tout comme elle, à sortir des sentiers battus.

Retrouvez les œuvres de Marie sur : mariebreucq.canalblog.com/ et http://www.breucq.odexpo.com/
Retrouvez les œuvres de Marie sur : mariebreucq.canalblog.com/ et http://www.breucq.odexpo.com/

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