Le tableau : « la grande famille » de René Magritte

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René Magritte n° 6 Première publication: Mise à jour : Auteur: Bernard Spee Titre : La Grande Famille 1963 100 x 81 cm Description : A la hauteur des flots de l’océan sur fond d’un ciel nuageux, presque menaçant, se détachent les contours d’un immense oiseau prenant son envol (à voir ses pattes reliés). A l’intérieur du contour de l’oiseau, on découvre un ciel bleu parcouru par quelques nuages dont Magritte a le secret. Le problème surgit du contraste entre d’une part la noirceur du haut et du bas de la toile et d’autre part, son centre qui voit surgir un immense oiseau contenant un ciel bleu azur avec quelques petits nuages blancs. La solution réside – on s’en doute – dans l’origine autant de ce ciel bleu que de l’oiseau prenant son envol à la naissance de l’horizon. Cet horizon est fait de la conjonction d’une mer sombre et un ciel plombé. A y regarder de plus près, on peut dire que le tableau contient trois éléments distincts: une mer, un ciel et un oiseau contenant un autre ciel. Ces éléments renverraient chacun à un des trois états physiques de l’eau: les états gazeux, liquide et solide. Ainsi, il y a : – d’une part, un air pur où se forment quelques nuages blancs, très vaporeux – d’autre part, un ciel lourd et sombre où s’accumulent de futures pluies, – et enfin, la « masse » verdâtre de l’océan, presque solide, produit de la chute des nuages. A la limite, ces trois « états » ont un « air de famille ». Et de fait, le titre de la toile La Grande Famille nous y introduit. Qu’est-ce- qu’une famille ? En principe, une famille est composée au minimum d’un père, d’une mère et d’un enfant qui y voit le jour. De plus, le titre nous précise que cette famille est grande. Nous observons qu’elle est à l’échelle de l’atmosphère : elle est à la rencontre, à l’intersection de la mer et du ciel qui accouche et voit naître une gigantesque colombe. Cette colombe est épurée de sa matérialité, elle est réduite à sa seule forme, elle passe pour plus légère que les nuages blancs. Emergence de vie ! En résumé, Magritte nous donne à voir l’idée, l’essence de ce qu’est la famille. La famille est avant tout le nid, le tissu vital, la mèr(e) dont on surgit, dont on s’arrache, dont on s’envole. En principe, la projection d’un individu hors du corps de la mèr(e) et de son influence est bien l’épuration d’une relation très matérielle, très physique partie d’un état liquide pour un état aérien. Sorte de sublimation physique, voire psychologique… Mais ici, cette projection se fait sous un ciel d’orage qui pourrait l’écraser. Et de fait, souvent l’émergence d’un nouvel être se fait dans la confrontation de forces associées mais parfois contraires. Cette Grande Famille n’a rien d’une Sainte famille*. Magritte nous donne à voir l’image d’une essence familiale à l’échelle de la Nature, de l’atmosphère comme un espace conflictuel dont triompherait le nouvel être. * La Sainte Famille est l’appellation donnée à la famille de Jésus qui voit un homme devenir père adoptif de l’enfant d’une fille-mère: cet homme sauve par son geste une femme de l’opprobre et de l’exclusion sociale dans le cadre patriarcal de son époque. Notons que la famille de René Magritte n’avait rien d’une Sainte famille avec un père violent et coureur de jupons: ce père a pu provoquer le désespoir de son épouse et l’amener au suicide tout en engageant ses fils dans des comportements contestataires et transgressifs. Catalogue raisonné: Vol. 3, cote 972, p.380. Renvois : Sur internet: http:// Livres avec reproduction du tableau : Articles: Spee B. Un, deux, trois ou L’émergence du sens. Essai systémique. En accès libre sur http://www.onehope.be
René Magritte n° 6 Première publication: Mise à jour : Auteur: Bernard Spee Titre : La Grande Famille 1963 100 x 81 cm Description : A la hauteur des flots de l’océan sur fond d’un ciel nuageux, presque menaçant, se détachent les contours d’un immense oiseau prenant son envol (à voir ses pattes reliés). A l’intérieur du contour de l’oiseau, on découvre un ciel bleu parcouru par quelques nuages dont Magritte a le secret. Le problème surgit du contraste entre d’une part la noirceur du haut et du bas de la toile et d’autre part, son centre qui voit surgir un immense oiseau contenant un ciel bleu azur avec quelques petits nuages blancs. La solution réside – on s’en doute – dans l’origine autant de ce ciel bleu que de l’oiseau prenant son envol à la naissance de l’horizon. Cet horizon est fait de la conjonction d’une mer sombre et un ciel plombé. A y regarder de plus près, on peut dire que le tableau contient trois éléments distincts: une mer, un ciel et un oiseau contenant un autre ciel. Ces éléments renverraient chacun à un des trois états physiques de l’eau: les états gazeux, liquide et solide. Ainsi, il y a : – d’une part, un air pur où se forment quelques nuages blancs, très vaporeux – d’autre part, un ciel lourd et sombre où s’accumulent de futures pluies, – et enfin, la « masse » verdâtre de l’océan, presque solide, produit de la chute des nuages. A la limite, ces trois « états » ont un « air de famille ». Et de fait, le titre de la toile La Grande Famille nous y introduit. Qu’est-ce- qu’une famille ? En principe, une famille est composée au minimum d’un père, d’une mère et d’un enfant qui y voit le jour. De plus, le titre nous précise que cette famille est grande. Nous observons qu’elle est à l’échelle de l’atmosphère : elle est à la rencontre, à l’intersection de la mer et du ciel qui accouche et voit naître une gigantesque colombe. Cette colombe est épurée de sa matérialité, elle est réduite à sa seule forme, elle passe pour plus légère que les nuages blancs. Emergence de vie ! En résumé, Magritte nous donne à voir l’idée, l’essence de ce qu’est la famille. La famille est avant tout le nid, le tissu vital, la mèr(e) dont on surgit, dont on s’arrache, dont on s’envole. En principe, la projection d’un individu hors du corps de la mèr(e) et de son influence est bien l’épuration d’une relation très matérielle, très physique partie d’un état liquide pour un état aérien. Sorte de sublimation physique, voire psychologique… Mais ici, cette projection se fait sous un ciel d’orage qui pourrait l’écraser. Et de fait, souvent l’émergence d’un nouvel être se fait dans la confrontation de forces associées mais parfois contraires. Cette Grande Famille n’a rien d’une Sainte famille*. Magritte nous donne à voir l’image d’une essence familiale à l’échelle de la Nature, de l’atmosphère comme un espace conflictuel dont triompherait le nouvel être. * La Sainte Famille est l’appellation donnée à la famille de Jésus qui voit un homme devenir père adoptif de l’enfant d’une fille-mère: cet homme sauve par son geste une femme de l’opprobre et de l’exclusion sociale dans le cadre patriarcal de son époque. Notons que la famille de René Magritte n’avait rien d’une Sainte famille avec un père violent et coureur de jupons: ce père a pu provoquer le désespoir de son épouse et l’amener au suicide tout en engageant ses fils dans des comportements contestataires et transgressifs. Catalogue raisonné: Vol. 3, cote 972, p.380. Renvois : Sur internet: http:// Livres avec reproduction du tableau : Articles: Spee B. Un, deux, trois ou L’émergence du sens. Essai systémique. En accès libre sur http://www.onehope.be
René Magritte n° 6 Première publication: Mise à jour : Auteur: Bernard Spee Titre : La Grande Famille 1963 100 x 81 cm Description : A la hauteur des flots de l’océan sur fond d’un ciel nuageux, presque menaçant, se détachent les contours d’un immense oiseau prenant son envol (à voir ses pattes reliés). A l’intérieur du contour de l’oiseau, on découvre un ciel bleu parcouru par quelques nuages dont Magritte a le secret. Le problème surgit du contraste entre d’une part la noirceur du haut et du bas de la toile et d’autre part, son centre qui voit surgir un immense oiseau contenant un ciel bleu azur avec quelques petits nuages blancs. La solution réside – on s’en doute – dans l’origine autant de ce ciel bleu que de l’oiseau prenant son envol à la naissance de l’horizon. Cet horizon est fait de la conjonction d’une mer sombre et un ciel plombé. A y regarder de plus près, on peut dire que le tableau contient trois éléments distincts: une mer, un ciel et un oiseau contenant un autre ciel. Ces éléments renverraient chacun à un des trois états physiques de l’eau: les états gazeux, liquide et solide. Ainsi, il y a : – d’une part, un air pur où se forment quelques nuages blancs, très vaporeux – d’autre part, un ciel lourd et sombre où s’accumulent de futures pluies, – et enfin, la « masse » verdâtre de l’océan, presque solide, produit de la chute des nuages. A la limite, ces trois « états » ont un « air de famille ». Et de fait, le titre de la toile La Grande Famille nous y introduit. Qu’est-ce- qu’une famille ? En principe, une famille est composée au minimum d’un père, d’une mère et d’un enfant qui y voit le jour. De plus, le titre nous précise que cette famille est grande. Nous observons qu’elle est à l’échelle de l’atmosphère : elle est à la rencontre, à l’intersection de la mer et du ciel qui accouche et voit naître une gigantesque colombe. Cette colombe est épurée de sa matérialité, elle est réduite à sa seule forme, elle passe pour plus légère que les nuages blancs. Emergence de vie ! En résumé, Magritte nous donne à voir l’idée, l’essence de ce qu’est la famille. La famille est avant tout le nid, le tissu vital, la mèr(e) dont on surgit, dont on s’arrache, dont on s’envole. En principe, la projection d’un individu hors du corps de la mèr(e) et de son influence est bien l’épuration d’une relation très matérielle, très physique partie d’un état liquide pour un état aérien. Sorte de sublimation physique, voire psychologique… Mais ici, cette projection se fait sous un ciel d’orage qui pourrait l’écraser. Et de fait, souvent l’émergence d’un nouvel être se fait dans la confrontation de forces associées mais parfois contraires. Cette Grande Famille n’a rien d’une Sainte famille*. Magritte nous donne à voir l’image d’une essence familiale à l’échelle de la Nature, de l’atmosphère comme un espace conflictuel dont triompherait le nouvel être. * La Sainte Famille est l’appellation donnée à la famille de Jésus qui voit un homme devenir père adoptif de l’enfant d’une fille-mère: cet homme sauve par son geste une femme de l’opprobre et de l’exclusion sociale dans le cadre patriarcal de son époque. Notons que la famille de René Magritte n’avait rien d’une Sainte famille avec un père violent et coureur de jupons: ce père a pu provoquer le désespoir de son épouse et l’amener au suicide tout en engageant ses fils dans des comportements contestataires et transgressifs. Catalogue raisonné: Vol. 3, cote 972, p.380. Renvois : Sur internet: http:// Livres avec reproduction du tableau : Articles: Spee B. Un, deux, trois ou L’émergence du sens. Essai systémique. En accès libre sur http://www.onehope.be
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